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Alain LAVAUD

"L'ami Pingouin"

Alain LAVAUD

 

 

Un sourire sans équivoque, empreint de bonne humeur et de générosité, telle est l'image qu'ont conservée ceux qui ont croisé le chemin d'Alain Lavaud.

L'homme était ainsi, direct, jovial, à l'écoute et aux services des autres; tout en restant fidèle à ses idées; il n'a jamais déçu.

Pur Rochefortais, le SAR est devenu sa seconde famille; il a tout connu, de l'école de rugby naissante à l'époque, à l'équipe fanion, en passant par les cadets, les juniors et la réserve, toujours en première ligne, là où il faut des qualités de coeur.

Une vilaine blessure le contraignit à mettre un terme prématurément à sa carrière de joueur.

Après une expérience sans lendemain dans l'arbitrage, il se consacra pleinement à l'entraînement, puis, brevet en poche, il devint éducateur puis responsable de l'école de rugby.

Il put alors exprimer ses connaissances sur le plan technique et humain; aucun de ses anciens élèves n'a oublié, c'est sûr, son dévouement ainsi que les leçons prodiguées pour devenir un bon rugbyman mais aussi tout simplement un homme.

Muté pour des raisons proessionnelles à Lorient, il dut quitter sa bonne ville de Rochefort.

Décidé à ne pas renouer trop tôt avec le rugby, il employa son temps entre le travail, certaines associations caritatives, et surtout sa famille, son épouse Hélène et ses deux enfants Magalie et Denis.

 

 

Hélas, la maladie...

Pour nous, ses amis, les souvenirs ne manquent pas...

D'abord ce surnom "Pingouin" hérité du service militaire effectué dans la Marine, une autre de ses passions.

Ensuite ce périple au Pays de Galles où, durant la traversée, au bar de ferry, à grands renfort de pintes de bière, il s'était mis en tête de défendre l'honneur du SAR, du rugby Français, de notre pays, face à de coriaces et moqueurs routiers Anglais... avant de rejeter son amertume par dessus le bastingage...

Et puis ces folles soirées où, alors qu'il serait sans doute allé dormir !!! il restait avec nous jusqu'au bout de la nuit, sobre!!! afin de veiller à ce qu'il nous arrive rien.

Ou encore, ce rire franc et massif lorsqu'il était "victime" de l'une de nos plaisanteries, toujours accompagné de ce mémorable

"Crois-tu t'es con !"

Et puis... et puis...

Une chose est sûre, il aurait été bon de vieillir doucement auprès de lui, de ses enfants, de ses moutons, de sa 2CV...

 

Paul Noble.

 

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