| C'est lui Lulu. |
| D'où viens-tu ? |
| Qui es-tu ? |
| Où vas-tu |
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Nous, on s'en fout de l'homme en noir... aujourd'hui, il nous reste Lulu, et sa petite sacoche, son calme, son sourire, sa bonhomie, son altruisme et sa disponibilité... et ses souvenirs... souvenirs d'arbitre, bien sûr. (Au début, on l'écoute... puis on fait semblant... pour ne pas te fâcher !) |
Bien que tu aies vécu et vieilli au sein de la famille sariste, tu as toujours éludé ces questions... même sous la menace ou la torture, tu refuse de te livrer. Timidité ? modestie ? amnésie ? lobotomie ? ou aurais-tu des choses à te reprocher ? Pourquoi ce silence ?
Certes ton passé d'arbitre ne plaide pas en ta faveur... Tu sais, dans une famille, il y a toujours un rejeton qui se singularise en entrant dans les ordres. D'abord, on est fier de ce rejeton... mais très vite il devient le vilain petit canard: sa fonction le plaçant au dessus des autres, ça finit par agacer; chargé de porter la bonne parole et d'appliquer la règle, il inspire la confiance !!!
Incompréhension, méfiance, suspicion... il se réfugie alors dans cette tour d'ivoire qu'est le silence pour se protéger en s'isolant...
Ne nous en veux pas... c'est une invraisemblance ! d'un côté, on est les premiers à reconnaître que sans vous, nous en serions encore à l'âge de la soule; de l'autre, on est jamais les derniers à vous contester - les Anglais, ne disent-ils pas que les arbitres sont apparus dans le jeu le jour où les Français ont commencé à s'interresser au rugby !? - c'est viscéral, le gaulois qui sommeille en chacun de nous, refuse toute forme d'autorité. C'est une invraissemblance, même les druides y perdent leur latin; on ne va quand même pas cracher dans le chaudron ! |
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| " Allez, Lulu, allez Lulu... |
| soulève ton verre... |
| et surtout ne le renverse pas |
| et porte-le au... |
| Et glou... et glou... et glou... |
| Tu es des nô...ôtres, tu as bu ton verre comme les au...autres." |
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