Page précédente : Alain Lavaud "l'ami pingouin"
Retour à la page d'accueil du site
Page suivante : Jean-Marie Delmas
Lire le texte

 

René Russeil

A

RENE

RUSSEIL

Titi m'a conduit par la manche Alors promu responsable des équipements,
Jusqu'au p'tit bar, au bout d'la ruelle Dans une petite cabane, je veillais jalousement
I va au stade, dame, c'est dimanche, Sur des tas de maillots au cordeau alignés.
Je reste là... je me rappelle... Combien de fois les avons-nous pliés, dépliés, repliés,
  Avec ma compagne Madeleine, mon fidèle pendant,
J'suis né... avec le S.A.R... Toujours à l'affût du bouton défaillant.
Ou quelques années plus tard.  
bah ! y'a si longtemps Indigné, je le fus, quand cédant à une mode nouvelle,
Que ça m'fatigue de faire la somme Des plaisantins, de leur maillots, les deux bras ils coupèrent,
De mes hivers et d'mes printemps ! Soulevant un tempête dans mon crane sur lequel
Enfin quoi, j'suis un vieux bonhomme. Une bosse apparut, réponse somatique d'un homme de caractère.
J'suis tout rouillé quand va pleuvoir  
Et au terrain, j'me fais de plus en plus rare. Indigné, je le fus, quand faisnat fi
Mais j'suis au courant... je sais... je sais De la bande Velpeau, alors reine des pharmacies
Qu'en mai dernier, les gars ont accompli l'exploit, A tort et à travers, d'élastoplatre, ils se bardèrent !
Fait honneur a ce centenaire qu'est le S.A.R. Et l'époque magique si chère à Roger Coudert,
  Désormais au fond d'une caisse, elle se dessèche !
C'était pareil autrefois, Adieu à toutes les bonnes odeurs du dimanche
Seulement les gars, c'est plus les mêmes S'exhaltant d'une boite préparée avec méthode,
On veut pas croire dans sa jeunesse Adieu huile camphrée, arnica, dakin et teinture iode,
Qu'un beau jour faudra céder l'pas ! Et bienvenue aux "pathologues" de la modernité !
On croit que ça durera sans cesse,  
Ou mieux encore on n'y pense pas ! Ces dernières années, dans un local tout neuf j'ai habité.
  Soutenu dans mes fonctions par deux jeunes compères :
A l'époque, directement en senior, Titi Michaud et Paul Petit. Aujourd'hui ils opèrent...
De formation, ne parlons pas, Sans moi... mais je sais que sur eux je peux compter,
J'me suis battu pour ce maillot rouge et noir. Jamais ils ne laisseront Popaul par la canicule être rattrapé.
Déjà, la 3e mi-temps draînant tous les fêtards,  
C'est un dimanche soir... tard... très tard... Titi m'a conduit par la manche
Arrosé de moult petits ballons (de) rouge(s) Jusqu'au p'tit bar au bout d'la ruelle
Que complètement "noir", I va au stade, dame, c'est dimanche,
Je fus rebaptisé "POPAUL" sur l'autel des rouges et noirs. Je reste là... je ma rappelle...
   
Suite à une sale guerre et un exil forcé,
Je suis revenu vers mon club préféré.  
Aidé de l'ami "ZIZI", un personnage peu banal,  
Lui aussi, issu du centre de formation local,  
De l'équipe junior je me suis occupée...  
Quand cédèrent mes jambes bien fatiguées.
Taupe.
   

 

Retour haut de page
Page précédente : Alain Lavaud "l'ami pingouin"
Retour à la page d'accueil du site
Page suivante : Jean-Marie Delmas