| Titi m'a conduit par la manche |
Alors promu responsable des équipements, |
| Jusqu'au p'tit bar, au bout d'la ruelle |
Dans une petite cabane, je veillais jalousement |
| I va au stade, dame, c'est dimanche, |
Sur des tas de maillots au cordeau alignés. |
| Je reste là... je me rappelle... |
Combien de fois les avons-nous pliés, dépliés, repliés, |
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Avec ma compagne Madeleine, mon fidèle pendant, |
| J'suis né... avec le S.A.R... |
Toujours à l'affût du bouton défaillant. |
| Ou quelques années plus tard. |
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| bah ! y'a si longtemps |
Indigné, je le fus, quand cédant à une mode nouvelle, |
| Que ça m'fatigue de faire la somme |
Des plaisantins, de leur maillots, les deux bras ils coupèrent, |
| De mes hivers et d'mes printemps ! |
Soulevant un tempête dans mon crane sur lequel |
| Enfin quoi, j'suis un vieux bonhomme. |
Une bosse apparut, réponse somatique d'un homme de caractère. |
| J'suis tout rouillé quand va pleuvoir |
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| Et au terrain, j'me fais de plus en plus rare. |
Indigné, je le fus, quand faisnat fi |
| Mais j'suis au courant... je sais... je sais |
De la bande Velpeau, alors reine des pharmacies |
| Qu'en mai dernier, les gars ont accompli l'exploit, |
A tort et à travers, d'élastoplatre, ils se bardèrent ! |
| Fait honneur a ce centenaire qu'est le S.A.R. |
Et l'époque magique si chère à Roger Coudert, |
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Désormais au fond d'une caisse, elle se dessèche ! |
| C'était pareil autrefois, |
Adieu à toutes les bonnes odeurs du dimanche |
| Seulement les gars, c'est plus les mêmes |
S'exhaltant d'une boite préparée avec méthode, |
| On veut pas croire dans sa jeunesse |
Adieu huile camphrée, arnica, dakin et teinture iode, |
| Qu'un beau jour faudra céder l'pas ! |
Et bienvenue aux "pathologues" de la modernité ! |
| On croit que ça durera sans cesse, |
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| Ou mieux encore on n'y pense pas ! |
Ces dernières années, dans un local tout neuf j'ai habité. |
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Soutenu dans mes fonctions par deux jeunes compères : |
| A l'époque, directement en senior, |
Titi Michaud et Paul Petit. Aujourd'hui ils opèrent... |
| De formation, ne parlons pas, |
Sans moi... mais je sais que sur eux je peux compter, |
| J'me suis battu pour ce maillot rouge et noir. |
Jamais ils ne laisseront Popaul par la canicule être rattrapé. |
| Déjà, la 3e mi-temps draînant tous les fêtards, |
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| C'est un dimanche soir... tard... très tard... |
Titi m'a conduit par la manche |
| Arrosé de moult petits ballons (de) rouge(s) |
Jusqu'au p'tit bar au bout d'la ruelle |
| Que complètement "noir", |
I va au stade, dame, c'est dimanche, |
| Je fus rebaptisé "POPAUL" sur l'autel des rouges et noirs. |
Je reste là... je ma rappelle... |
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| Suite à une sale guerre et un exil forcé, |
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| Je suis revenu vers mon club préféré. |
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| Aidé de l'ami "ZIZI", un personnage peu banal, |
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| Lui aussi, issu du centre de formation local, |
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| De l'équipe junior je me suis occupée... |
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| Quand cédèrent mes jambes bien fatiguées. |
Taupe. |
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